Argentine
Bilan de notre séjour en Argentine
Dimanche, 07 Mars 2010 12:36 Mise à jour le Mardi, 25 Mai 2010 23:53
On a aimé :
• En tant que bon Français, on va faire une rubrique entière sur les plaisirs de la table en Argentine. On a adoré leur viande, leurs media- lunas (croissants argentins, un peu plus sucrés qu’en France mais extras!), leurs glaces artisanales (dé-li-cieuses… on a mangé notre meilleure glace de notre vie ici, en Argentine !) et enfin leur dulce de leche (c’est une pate à tartiner, un genre de confiture de lait que l’on retrouve dans tout et n’importe quoi, dans les pâtisseries, les glaces, les yaourts…les Argentins en raffolent et ils ont bien raison d’en être fiers !)… On a adoré aussi les petit-déjeuners sur la terrasse de l’auberge Portal del Sur, notre « résidence » de Buenos Aires ! Enfin, n’oublions pas la Brahma, bon d’accord, c’est une bière brésilienne, mais elle est très commercialisée en Argentine et je vous assure que bien fraiche et bue sur le toit de notre auberge de jeunesse de Buenos Aires, c’était tout simplement un bon remontant en attendant passeport et carte bleue.

Les "asados argentinos" (barbecue Argentins).
• Les chutes d’Iguazu nous ont offert un spectacle superbe et inoubliable. On a passé deux jours pour les connaître et ce séjour fut simplement extraordinaire.
• La rencontre d’un couple de globetrotteurs Français (décidemment, on est cerné de Français !!!), Eugé et Flo. Leurs récits de voyage nous ont fait passer des soirées à ne pas voir les heures passées… On a également apprécié leur soutien lors de notre agression. On en profite également pour remercier Patricio (Argentin rencontré à Lima 2 mois plus tôt que nous avons revu à Buenos Aires), Rémi, Thibault, Sophie et Elodie pour nous avoir remonté le moral durant notre semaine après notre vol à la Boca.
On n’a pas aimé :
• Les 177 heures de bus pour traverser le pays du Nord jusqu’au Sud (à cause de cet avion manqué pour Ushuaïa)… soit 7 jours et demi de voyage ! Une semaine entière passée, les jambes pliées, sur les routes Argentines… Mes p’tits moments de joie étaient lorsqu’on apercevait des autruches ou vigognes courir dans les décors désertiques.
• Le passage des frontières chiliennes : la douane vérifie chaque sac un à un, ça prend un temps monstre… le pire c’est lorsqu’on a pris le bus de nuit, car le passage à la frontière s’est fait de 2H15 à 3H du matin. Pas facile de tenir debout durant tout le temps des contrôles douaniers.
• Le fait d’être tellement démoralisés que nous n’avons pas apprécié notre excursion au glacier Perito Morino à sa juste valeur. En fait, pour être honnête, on regardait plus les touristes avec leur super appareil photo que le glacier en lui-même. Mais, on s’est ressaisis et on a tout de même fait une superbe promenade autour du lago Argentino pour apprécier le glacier.

Le glacier Perito Moreno
• Le fait d’avoir perdu nos photos de Buenos Aires, les photos de tango, de maisons, de rues animées, de viandes sur le grill, etc, etc. On gardera ces photos dans nos mémoires.
Meilleur souvenir :
• Pour Delphine : les trois heures passées à la milonga Cathedral de Buenos Aires. On a observé toute la soirée des couples harmonieux et gracieux dansant le tango, le tout dans un décor très kitch que j’ai A-DO-RE. Cette atmosphère si particulière de la musique et de la danse du tango m’a transportée dans un monde à part et m’a fait oublier l’agression le temps d’une soirée.
• Pour Maxime : le moment où on a vu la cascade et la piscine naturelle sur le camino del macuco à Iguazu. Nous avions hyper chaud, nous marchions depuis des heures et la nature nous a offert cette merveilleuse surprise : un moment de baignade inattendu mais tant rêvé !
Notre coup de cœur :
• Pour Delphine :… peu d’inspiration pour le coup de cœur… je peux répéter les grillades argentines ?
• Pour Maxime : Quand c’est le cœur qui parle, mon coup de cœur fut les deux auberges de jeunesse de Buenos Aires et d’El Calafate que je recommande fortement (Portal del Sur et Albergue Mochilero), ce sont des lieux très conviviaux, propices aux (bonnes) rencontres avec un personnel aux petits soins. Et quand c’est le ventre qui parle, mon coup de cœur fut la boulangerie d’El Calafate.
Ca nous a fait rire:
• L’accent de Buenos Aires. Les « yo » se prononcent « cho » et je vous assure qu’on a pris des jours pour se faire à ce nouveau langage ! Il y a d’ailleurs un Argentin que nous avons rencontré dans un kiosque d’informations touristiques qui nous a fait énormément rire en nous décrivant des Argentins parlant à des Espagnols. Ses « chou chou chi cha chou cheu » pleins de manières nous ont fait pleurer de rire.

La Brahma bien fraiche... un vrai bonheur !
Ca nous a fait moins rire !
• Attendre pendant des jours la carte bleue.
• La qualité des bus qui laisse à désirer... Les compagnies de bus péruviennes n’ont rien à envier à leurs consœurs Argentines : beaucoup de retard, personnel peu aimable, moins de place dans les bus semi-cama et repas très légers distribués à n’importe quelle heure (déjeuner à 15H, diner à minuit !).
• L’incompétence des flics de Buenos Aires. On ne s’étendra pas sur le sujet, ça risque de nous contrarier pour la journée.
• Notre passage à la Boca qui laissera un goût amer à notre mois passé dans ce pays.
• Notre cours d’initiation au tango, où nos pieds ont pris cher !!!
Ca nous a étonnés:
• Les magasins Carrefours qui fleurissent dans chaque ville d’Argentine. On se serait cru à la maison !
• Le Maté, grande coutume argentine… Ce breuvage est bien plus qu’un simple « thé », c’est une véritable institution : les Argentins se rassemblent autour d’un maté pour partager et discuter. C’est incroyable le nombre de personnes que nous avons croisées avec leur thermos d’une main et leur tasse de maté de l’autre… Dans n’importe quelle situation, ils sont armés du thermos et de leur tasse : dans un parc, au travail, dans le bus, en marchant dans la rue… On n’aurait jamais imaginé un tel phénomène culturel.
• Les routes désertes de Patagonie sur lesquelles on rencontre une « estancia » (ferme Argentine) tous les 100 km !
• De voir une vache, presque entière, écartelée sur sa grille de barbecue dans toutes les vitrines des restaurants Argentins.
• Que toute la jeunesse Israélienne se rejoigne à cette période de l’année pour visiter l’Argentine ! Nous qui n’avions encore jamais croisé d’Israélien sur notre route, c’est chose faite, notamment en Patagonie où ils sont partout !










































