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Pérou

Adieu Wilson

Carnet de Bord - Pérou

Malgré notre message et l’aide de certains pour aider à payer son opération (un grand merci à vous !), le temps a eu raison de lui. Le temps mais aussi, et surtout, un système de santé scandaleux où l’on attend d’être certain que vous puissiez payer pour vous opérer. Wilson est donc décédé dans l’attente d’une future opération, faute de n’être pas assez riche… Nous sommes tristes et scandalisés. Comme quoi l'argent achète bien plus que le bonheur, il donne la vie...

Nous voulions rendre hommage au formidable président qu’il a pu être pour l’association Sacha Wawa au Pérou. Il avait compris l’importance de la forêt Amazonienne et l’urgence de l’aide à apporter afin de la préserver. Nous espérons que l’association continue aussi bien cette voie, ce serait un bel hommage.

Nous avons aussi une pensée pour sa fille avec qui nous avions passé Noël (Wilson était là aussi) et pour ses amis de Tarapoto (notamment Christine et Tecer).

Si vous voulez aider à lui donner des adieux dignes de ce nom, vous pouvez donner à notre association, on fera un transfert bancaire rapidement au Pérou. Nous avons toujours besoins de récolter des fonds car il faut aujourd'hui payer la clinique (3000 soles) et la cérémonie (1200 soles).  Soit un total d’environ 1000 euros

Appel à votre générosité

Carnet de Bord - Pérou


Nous venons d'apprendre que Wilson (sur la photo à gauche), le président de l'association Sacha Wawa (nous y avons passé Noël), a eu un grave accident de la route en moto-carro (les petites mobilettes-taxis du Pérou, Wilson est moto-carriste à Tarapoto).

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Une camionette l'a percuté. Il est atteint d'un traumatisme crânien, d'une perforation du poumon et de multiples fractures de la jambe. Les frais médicaux sont tres élevés et, au Pérou, le système de santé n'est pas le même qu"en France. Celui qui n'a pas l'argent nécessaire pour couvrir les frais de l'opération n'est pas soigné.

C'est pour cela que nous faisons appel à votre solidarité. Nous allons envoyer un don à Christine afin d'aider Wilson.

Vous pouvez nous aider en donnant ou en faisant passer le message à des gens succeptibles de donner eux aussi afin de l'aider  à se faire soigner.

Comme d'habitude, on peut donner à partir d'1€ (il n'y a pas de petits dons !) et pour faire passer le message, il suffit d'utiliser Facebook, Twitter ou encore vos mails !

Vous pouvez tous faire quelque chose pour l'aider à guérir. Merci à vous.

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution des choses.

Bilan de notre séjour au Pérou

Carnet de Bord - Pérou

On a aimé :

  • Les 2 semaines au centre Sacha Wawa… l’accueil, la gentillesse et le travail de Christine et Tecer. Ils ont un cœur énorme et des projets solidaires magnifiques. Nous espérons les aider au mieux afin de faire de leurs idées une réalité.
  • La puissance et la beauté de la nature : on a appris beaucoup de choses comme les vertus des plantes médicinales.
  • Notre Noël dans la forêt Amazonienne.
  • Le maté de feuilles de coca (il va falloir s’en passer car les feuilles de coca ne sont commercialisées et consommées seulement au Pérou et Bolivie).
  • Les mangues juteuses qu’on achetait sur le marché et leur soupe à chaque début de repas.
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Le drapeau du Pérou

On n’a pas aimé :

  • Les vêtements qui mettent 4 jours à sécher dans la jungle et qui ne sentent pas bon après.
  • Les routes sinueuses et vertigineuses des montagnes péruviennes.
  • Les musiques péruviennes à répétition à fond dans nos oreilles durant les 6 heures de trajet en bus (pourtant, on vous assure, au départ, on était hyper contents de découvrir les musiques locales, mais après 2 heures, on a vraiment l’impression que leur disque est rayé !).
  • Les klaxons incessants des taxis à chaque fois qu’ils nous voyaient nous promener en ville (cette manière d’attirer les clients est sincèrement stressante, le bruit des villes péruviennes devient alors difficilement supportable).

Meilleur souvenir :

  • Pour Delphine : l’arrivée au Machu Picchu (après autant d’efforts, j’étais heureuse d’être récompensée par la beauté de ce site Inca).
  • Pour Maxime : l’inoubliable Machu Picchu qui est un lieu si sacré que l’on ne peut pas y être indifférent. Le voyage pour y aller et pour y revenir fut aussi inoubliable.
Un aperçu des sensations ressenties dans un moto-carro, moyen de locomotion ultra répandu au Pérou

Notre coup de cœur :

  • Pour Delphine : La cérémonie du feu organisée par Christine, j’ai vécu ce moment très intensément, avec beaucoup d’émotions.

  • Pour Maxime : il y en a 3 ! Les retrouvailles avec Ramy et le jour de l’an passé avec l’équipe de Viva America ! Puis notre séjour à Sacha Wawa et les rencontres que nous y avons faites. Gros coup de cœur !

Ca nous a fait rire :

  • Les 2 perroquets du centre Sacha Wawa qui animent si bien le quotidien des habitants de la maison.
  • Les histoires farfelues inventées soigneusement par Ramy, Luc, Willy et Pascal (nos amis du jour de l’an!)
Notre rencontre en nez-à-nez avec un lama au Machu Picchu, bavard ce lama !

Ca nous a fait moins rire !

  • D’avoir des voisins dans les taxis et dans les bus qui vomissaient à chaque virage.
  • De devoir sans arrêt discuter avec les Péruviens pour payer chaque service au prix normal.

Ca nous a étonnés :

  • De monter à 8 dans une voiture 4 places.
  • De rencontrer des amis Français à l’autre bout de la Terre.
  • De payer 3 soles (soir 75 centimes d’euros) pour une soupe, un plat et une boisson.
  • De voir autant de déchets dans ces si jolis paysages.
  • itinraire prou

Notre itinéraire durant ces quatre semaines au Pérou

L'association Sacha Wawa

Carnet de Bord - Pérou

Pour voir comment En piste pour le monde va aider l'association Sacha Wawa, vous pouvez aller sur la rubrique J'irai courir chez vous.

Machu Picchu - Dernier Episode

Carnet de Bord - Pérou

3ème épisode (et dernier!):

Il est 12H30, nous prenons la route vers Hydroelectrica. Selon nos calculs, nous sommes sensés arriver vers 20H à Cusco… Génial, ça tombe bien, nous sommes attendus le soir même pour un concert dans un pub en centre ville!

Nos 2 heures de randonnée sur la voie ferrée se passent bien, il pleut un peu, mais bien équipés, nous enfilons notre poncho et nous respectons les 2 heures de marche. Sur le chemin, nous croisons de nombreux marcheurs qui, comme nous, ont opté pour l’option « économique » !

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Arrivés à Hydroelectrica, les joues bien rafraichies par la pluie, nous attendons seulement 5 minutes l’arrivée d’un van pour nous amener à la ville la plus proche. Le tarif est honnête, la route est bonne, tout se passe à merveille ! A peine arrivés à destination, un taxi nous propose de nous emmener de suite à Santa Maria (dernière ville étape avant le long trajet de 4 heures pour Cusco). Nous acceptons, heureux de voir que l’enchainement des transports se déroule de manière synchronisée.

A Santa Maria, il est déjà 16H, nous sommes dans le minibus nous raccompagnant à la célèbre ville de Cusco… On rêve déjà d’une bonne douche, d’un bar à tapas, d’un pisco sour et d’un p’tit concert en prime ! Mais, tous ses rêves s’envoleront très vite en fumée car ce trajet fut le pire trajet depuis notre début de voyage (il en faut bien un !)… Au lieu de passer 4 heures dans le minibus, nous y passerons 20 heures ! Adieu tapas, adieu bonne douche, bonjour « ennuis » !!!

Que s’est-il passé pour que ces 300 km de route se transforment en cauchemard? Voici un résumé de nos péripéties :

17H00 : une file de voiture bloque la route vers Cusco. Daniel, notre chauffeur, descend du van pour savoir ce qui se passe. Il revient quelques minutes plus tard pour nous informer qu’une cascade parcourait la route et que le chemin était impossible d’accès. La seule solution : attendre que la pluie cesse et que le courant se calme. Nous attendrons une heure, ce fut l’occasion pour nous de faire connaissance avec les passagers du bus, de faire une pause-pipi et de jeter un œil sur cette « cascade » traversant la route. En effet, le courant est impressionnant, quelques hommes tentent en vain de construire un barrage avec des pierres afin de libérer la route.

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Puis, finalement, certains chauffeurs impatients prennent leur courage à deux mains et décident de passer malgré le courant. En voyant que les 2 premiers vans passent avec succès, Daniel nous ordonne de monter dans le minibus et décide de passer à son tour. Tous les passagers sont affolés (« et si le courant nous emporte ? »), Daniel nous rassure en nous disant que c’est impossible. C’est la panique dans le bus, on ferme tous les yeux et, quelques secondes plus tard, en constatant que nous avons franchi l’eau sans déboire, ce sont les cris de joie et les embrassades à gogo qui remplacent la peur générale.

 

18H00 : une deuxième file de voiture bloque l’unique route vers Cusco. De nouveau le même scénario, sauf que cette fois, Daniel nous apprend qu’un éboulement de pierres s’est produit à 20 km d’ici et que la déblayeuse ne passera que le lendemain matin pour dégager la route. Conclusion : nous passerons la nuit dans le minibus… Heureusement, un petit restaurant et une boutique sont à proximité. On comble donc notre « déception » par un plat chaud, un coca et un paquet de biscuits (adieu tapas… snif !).

Nous repartirons vers 6H30 du matin, le lendemain, après une nuit de sommeil pas si mauvaise (il faut dire qu’on avait du sommeil à rattraper).

 

J+1, 7H00 : à peine une demie heure que nous roulons et là, incroyable mais vrai, une gigantesque file de voitures (la pire de toutes) nous bloque la route. Nous apercevons au loin un bus coincé en plein milieu d’une rivière. Une trentaine d’hommes essayent de dégager le train arrière de l’autobus. On passera 1H30 coincés à cet endroit, quelle joie lorsqu’enfin le bus est enfin dégagé de la voie !

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Nous arriverons finalement sur Cusco à 12H, le lundi. Nous nous empressons de choisir une auberge et de prendre une douche… froide pour couronner le tout (il y a de quoi craquer parfois !)

Machu Picchu, épisode 2

Carnet de Bord - Pérou

2ème épisode :


Dimanche 10 Janvier, 4H du matin, le réveil sonne. Après une douche bien froide (l’hôtel nous avait pourtant stipulé « hay agua caliente » la veille…snif… on fera sans !), nous nous préparons à gravir la montagne vers l’entrée du Machu Picchu. Au programme : 1H30 de marche afin d’arriver parmi les premiers au site le plus visité d’Amérique du Sud.


Sincèrement, la montée est rude : l’humidité de l’air, l’obscurité, les marches de pierre irrégulières et l’altitude qui se fait sentir… Nous arrivons comme prévu avant l’ouverture du site, bien transpirants mais fiers de nous : certes, on n´a pas choisi le chemin le plus court mais le chemin le plus économique (on a économisé 520 soles, soit 130 euros environ) afin d éviter de donner de l’argent à la société ferroviaire britannique qui détient le monopole entre Cuzco et le Machu Picchu.

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Le plus frustrant, c’est de voir les touristes « tout frais » arrivant par trentaine dans des bus touristiques et se pressant devant nous pour faire la queue.  

En entrant sur le site, l’ambiance est mystique avec la brume matinale présente. On patiente un peu, le soleil fait son entrée, le voile se dissipe et là, tous nos efforts sont récompensés ! La cité perdue se dessine, avec ses magnifiques ruines, ses terrasses Incas et le sommet du Wayna Picchu qui perce les nuages. Superbe spectacle !

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On passera donc plus de 6 heures sur ce lieu sacré. Nous escaladerons le Wayna Picchu  pour avoir une vue d’ensemble sur la cité Inca (apparemment, les heures de marche de la veille et du petit matin ne nous ont pas freinés !).

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Heureux de cette belle excursion, nous jouons la prudence et décidons de partir vers midi en route vers Hydroélectrica. Nous reprenons donc la voie ferrée, c’est parti pour 2 heures de marche ! La route nous parait moins impressionnante de jour et les rivières que nous pensions avoir traversé n’étaient en fait que des petits ruisseaux ! Adios Machu Picchu !

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(Pour information et pour rassurer nos mamans, on compte 2000 visiteurs par jour sur le site du Machu Picchu et environ 80 personnes décident d’emprunter la route version «routard». Il n’y a donc pas de dangers, nous ne sommes ni les premiers ni les derniers à marcher le long des rails !)

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En piste pour le Machu Picchu: itinéraire backpackers

Carnet de Bord - Pérou

Après le canyon del colca, nous avons décidé de visiter le fameux site du Machu Picchu de la manière la plus « routard » possible ! Après avoir parlé avec beaucoup de gens dans les auberges de jeunesse, nous avons appris qu’il existait un moyen d’éviter le train pour se rendre dans la cité Inca. Le Machu Picchu se mérite et puisqu’on l’appelle aussi la cité perdue nous avons décidé de prendre notre temps avant de la trouver. Afin de vous faire partager l’aventure de la meilleure des façons, nous allons écrire 3 articles. Vous aurez alors un premier « épisode » racontant notre chemin vers le Machu Picchu, un second sur la découverte du site et un dernier sur notre retour.

1er Episode :


Fiers d’avoir trouvé un autre chemin pour se rendre dans la cité perdue, nous nous rendons, toujours accompagnés d’Hugues (rencontré à Arequipa), à la recherche d’un bus pour Santa Maria. Nous trouverons un combi pour nous y emmener. Malgré la négociation, le prix reste élevé, il ne fait décidément pas bon être touriste au Pérou…


La route qui devait prendre 4 heures prendra 5 heures et nous arrivons donc à 16h30 à Santa Maria.Il était temps d'arriver car les virages et le CD de flûte de pan répété 5 fois durant le trajet commençaient à nous rendre malade !


De là, nous trouverons les services d’un autre combi qui nous emmènera, toujours avec la tarification spéciale pour touriste, à Santa Teresa puis à Hydroelectrica. C’est à cette dernière ville qu’il nous faudra marcher environ 2 heures pour atteindre Aguas Calientes (aussi appellée « Machu Picchu village »). La nuit arrivant vite, nous n’avons pas d’autres choix que d’accepter la tarification élevée et puis ça reste toujours beaucoup moins cher que le train. De plus, il parait que la route est dangereuse et qu’il faut qu’on parte maintenant avant que la pluie ne complique les choses. Alors c’est parti !


La route (enfin la piste !) est en effet impressionnante. Elle se trouve à flanc de montagne. Donc d’un côté il y a la montagne et de l’autre…le ravin !

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La route qui fait peur !


Nous ne sommes pas rassurés, surtout au moment de croiser un camion car il n’y a pas de place pour deux sur cette route. Le Péruviens nous rassurent en nous disant qu’eux aussi la première fois ils ont eu peur !

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Quand nous arrivons enfin à Hydroelectrica, il nous faut marcher 2 heures mais nous ne connaissons pas le chemin. En fait, c’est simple, il suffit de suivre la voie de chemin de fer qui est désaffectée parait-il.
Il fait nuit quand nous commençons à marcher sur la voie. Un policier nous fait signe, après 5 minutes de marche, de prendre une déviation. Nous faisons donc un petit passage par la jungle environnante avant de rejoindre une autre voie ferrée.

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Le passage de nuit dans la jungle.

Nous la suivrons pendant plus de 2 heures avant d’arriver à Aguas Calientes.


La route fut pleine d’embuches surtout que nous n’avions qu’une seule petite lampe de poche pour nous éclairer dans l’obscurité. Nous avons du passer quelques ponts sous lesquels nous entendions l’eau qui coulait à une vitesse impressionnante. Il ne faudrait pas tomber.

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En piste pour le Machu Picchu !


Puis, il a suffit que Delphine nous confie : « ma plus grande peur, c’est de croiser un train sur la voie » pour que nous croisions un train à peine 15 minutes plus tard. La sensation fut énorme. Imaginez-vous sur une voie ferrée, en pleine jungle, en pleine nuit, vous entendez le bruit du train sur les rails et surtout vous voyez une grosse lumière blanche aveuglante ! Pour être honnête, on ne faisait pas les malins, mais il nous en faudrait plus pour nous empêcher de voir le Machu Picchu ! (heureusement que Delphine n’a pas dit « ma plus grande peur, c’est que la lampe nous lâche », car sincèrement, la route dans la nuit noire aurait été difficile !)

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Une autre difficulté, choisir son chemin: à gauche ou à droite ?

Nous sommes finalement arrivés à Aguas Calientes (ville très touristique qui ressemble à nos stations balnéaires de montagne) vers 20h30, nous avons négociés une chambre d’hôtel à un prix imbattable et nous avons mangés comme des ogres avant d’aller nous coucher vers 22h30. Il nous faut bien dormir car demain : réveil à 4 heures du mat’ pour nous lancer à l’assaut de la cité Inca la plus connue au monde.

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Arequipa et le trek du Canyon Del Colca

Carnet de Bord - Pérou

Après un jour de l’an réussi nous sommes partis pour Arequipa au sud du Pérou le 2 janvier 2010. Après un voyage en bus de 16 heures nous découvrons une ville où il fait bon vivre, le Lonely Planet ne s’est pas trompé. Nous choisissons un des hôtels les moins chers de la ville le « Home Sweet Home », très bon marché et très bien placé. Nous n’avons pas été déçus.

A Arequipa, nous savons qu’il y a deux choses immanquables : le couvent de « Santa Catalina » et le Canyon Del Colca, deuxième plus grand canyon du monde (près de 2 fois plus profond que le Grand Canyon des USA). Nous voulons donc faire les deux !

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Le fabuleux couvent de Santa catalina qui est un véritable petit village aux couleurs vives. On se croirait en Italie ou dans le sud de la France.


Nous avons rencontrés un français qui fait un voyage en Amérique du Sud de 4 mois, Hugues, avec qui nous avons fait un bout de chemin ces 4 derniers jours.
Afin de faire le Canyon Del Colca nous allons voir plusieurs agences qui nous proposent des tarifs plus ou moins compétitifs pour nous emmener sur place (6 heures de trajet) nous donner un guide et nous loger pour une nuit. Cela nous parait tout de même excessif. D’autant que nous avons entendu dire que l’on pouvait le faire sans guide. Après maintes discussions avec Delphine et Hugues nous décidons d’y aller par nos propres moyens, sans guide et sans carte !

Nous partons donc le lendemain à 1 heure du matin dans le bus qui se rend à Cabanaconde la ville la plus proche du canyon. Dans le bus impossible de dormir à cause du bruit et des bosses sur la route. Nous arrivons donc à 6h15 du matin à Cruz del Condor sans avoir dormi. Nous recommandons aux personnes qui se rendent au canyon de ne pas faire l’erreur de s’arrêter à Cruz del Condor car des « pseudo-guides » vous y attendent pour vous faire payer un droit d’entrée au Canyon Del Colca. Ce droit n’est pas obligatoire si vous ne vous arrêtez pas à Cruz Del Condor ! D’autant qu’un peu plus loin il y a un autre endroit pour voir les condors où les touristes ne se pressent pas.

Les condors tardant à arriver nous décidons de partir à l’assaut du canyon. Après 2 heures de marche nous trouvons enfin le chemin qui descend au canyon et nous avons la chance, au même moment, de voir un condor passer au dessus de nos têtes. Quel moment incroyable, cet oiseau s’est offert à nous dans toute sa majesté et toute sa splendeur. Je comprends pourquoi il était sacré aux yeux des Incas.

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Le chemin parait évident sur la photo…

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Un condor qui profite des courants chauds pour planer au dessus du Canyon Del Colca.

La descente fut pénible car nous n’étions pas sûrs de notre chemin. Et nous n’étions pas plus rassurés à chaque fois que nous croisions une mule et son conducteur qui nous disait : « oui, continuez à descendre pour arriver en bas ! »

Mais après 5 heures de marche nous sommes arrivés au pont qui est censé nous emmener à la ville de « San Juan », au fond du canyon, pour déjeuner et profiter d’une petite pause bien méritée. Seulement voilà, pas facile de se repérer par ici ! Heureusement pour nous, le monsieur que nous avions croisé sur sa mule, a appelé son fils pour lui dire que trois touristes étaient en train de descendre et qu’il fallait qu’il nous attende de l’autre côté du pont afin de nous proposer de manger au restaurant familial ! Nous étions très surpris de voir que nous étions si attendus !

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Finalement il y a des panneaux par ici !

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Le resto idéal avec vue sur le Canyon pour moins de 3 €.

Après un super repas et une pause d’une heure nous sommes repartis, sous l’orage, en direction de notre « graal » du jour l’Oasis de Sangalle. La encore, pas facile de trouver son chemin mais nous avons pu compter sur le sens de l’orientation de Hugues. Ouf !

Nous avons traversés des villages où les gens nous disaient qu’il fallait 4 jours pour rejoindre de Cusco du canyon où nous nous trouvons et que les Incas empruntaient souvent ce chemin il y a des centaines d’années. De nos jours le chemin est détruit et seuls quelques « anciens » savent comment se rendre à Cusco du Canyon Del Colca.

Après plus de 3 heures de marche nous arrivâmes dans l’endroit de nos rêves ! Je pense que la fatigue fait que nous pouvons nous satisfaire de tout ! Mais là le jeu en valait la chandelle. Nous sommes arrivés, sous une pluie battante, dans l’oasis et nous avons trouvé un lieu ou dormir pour moins de 3€ / personnes (piscine et petit déj inclus dans le prix !). Même sous la pluie nous avons décidés de profiter de la piscine qui nous tendait les bras.

 

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Voici notre « hutte » et la piscine. Le paradis après plus de 5h30 de marche

Après un bon repas (soupe, Spaghetti et Thé de Coca) nous voilà couchés à 20h00 ! Il faut dire que la nuit dernière, en prenant le bus à 1h du matin, nous avons dormis à peine 2 heures. Nous méritions donc cette nuit de sommeil.

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Dîner aux chandelles !


Le lendemain nous marchâmes moins de 3 heures pour arriver en haut du Canyon. Le premier jour nous avons descendu plus de 1200 mètres de dénivelé contre un peu moins de 1 100 mètres remontés le deuxième jour.

 

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Les rayons de soleil tôt le matin dans le canyon.


Nous avons pris un bus pour rentrer de Cabanaconde à Arequipa après avoir repris un petit déjeuner car notre ventre réclamait sa récompense d’avoir fourni autant d’efforts si tôt le matin (nous sommes partis à 6h du matin de l’Oasis).

Durant le trajet deux pneus du bus ont crevé…

Après être arrivé à Arequipa nous devions reprendre un bus vers 20h30 le mercredi 6 Janvier. Dormir dans le bus après un tel périple ne nous a pas vraiment enchantés.
Aujourd’hui nous sommes à Cusco et nous prenons le temps de nous reposer !

 

Le jour de l’an 2010

Carnet de Bord - Pérou


Bonne année à tous les visiteurs du blog ! Meilleurs vœux 2010. Nous espérons que vos fêtes de fin d’année se sont bien passées. Ici, nous allons de surprises en surprises, et cette fois-ci, pour finir l’année 2009, la surprise était énorme :

Le 29 Décembre, Maxime a retrouvé un copain d’école dans notre auberge de jeunesse de Huaraz ! Après 10 années sans se voir, il a fallu partir à l’autre bout du monde pour qu’ils se revoient, c’est difficile à croire mais vrai ! Ramy est à son 7ème mois de voyage en Amérique, il parcourt en voiture le continent de long en large avec son équipe de choc ! Ils sont sept voyageurs, ils sont pleins d’entrain et ont plein d’histoires extraordinaires à nous raconter. N’hésitez pas à retrouver leurs aventures sur le site viva-america.fr . Nous, on s’est régalés d’entendre leurs récits de voyage.

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Du coup, l’équipe Viva-America nous a proposé de faire la route avec eux pour rentrer sur Lima et passer le jour de l’an ensemble. C’est avec un immense plaisir que nous avons accepté. Le 31 Décembre, nous avons préparé un festin « à la française » dans notre auberge à Lima. Au menu : noix de Saint-Jacques, entrecôtes au barbecue, sauce au roquefort, ratatouille, fromage et salade de fruits.

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Nous avons également croisé Delphine, une jeune Française vivant à Cuzco, elle s’est joint à notre table pour célébrer la nouvelle année. Résultat : nous étions 10 autour d’une belle table, avec du bon vin, un repas délicieux (ça change du riz-poulet péruvien !) et des personnes en or. Bref, tous les ingrédients étaient réunis pour passer un réveillon hors du commun entre Français au Pérou ! On a passé un moment plein de convivialité.

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De la jungle à la montagne

Carnet de Bord - Pérou

Ayant peu de temps pour mettre à jour notre site ces temps ci, nous avons décidé de faire plus court qu’un article classique en mettant des photos que nous commenterons. Nous pensons renouveler ce système de mise à jour quand le temps nous manquera. On espère que ça vous plaira ! On dit souvent qu’une photo vaut mille mots, alors bonne lecture !


Notre itinéraire ces 4 derniers jours nous a emmenés de la jungle à la montagne en passant par la mer ! Quelle diversité de paysages ! Nous avions encore du sable dans les tongs que nous devions nous emmitoufler dans nos bonnets.

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La « Plaza de Armas » de la ville de Trujillo dans laquelle nous avons passé deux jours agréables au bord de la mer.

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Un exemple de l’architecture coloniale de la ville de Trujillo.

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2 photos du site de la Huaca del Sol et de la Luna. Le temple du soleil (Huaca del Sol) est la plus grande structure précolombienne du pays. On estime à 140 millions le nombre de briques d’adobe (mélange de terre et d’eau) nécessaires à sa construction. Détail amusant, chaque brique porte la marque de la famille qui l’a fabriquée. Nous avons été subjugués devant la conservation des fresques.

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El Perro Peruviano (le chien Péruvien) qui a la particularité de ne pas avoir de poil (bien que celui ci ait une crête sur la tête !) et d’avoir une température corporelle proche de 40°.

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2 photos du site de Chan-Chan. Chan-Chan est la plus grande ville précolombienne des Amériques et la plus vaste cité en adobe de la planète. Une merveille.

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Les bateaux de paille traditionnels de la ville de Huanchaco.

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L’achat du traditionnel bonnet Péruvien à des artisans dans la rue. Ils nous ont révélés que la fabrication d’un bonnet nécessitait une journée !

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Des habitantes de la ville de Huaraz située à plus de 3000 mètres d’altitude. Beaucoup d’entre elles ont gardées une tenue vestimentaire traditionnelle.

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De l’eau gazeuse et riche en fer (d’où la couleur marron) d’une petite source à près de 4500 mètres d’altitude.

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Nous voilà à 5000 mètres ! C’est la première fois que nous expérimentons une telle altitude. Les efforts pour marcher sont considérables.

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La ville de Huaraz vue de notre auberge de jeunesse.

 


Un Noël au Pérou !

Carnet de Bord - Pérou

Nous avons passé le Noël le plus original de notre vie ! Le 24 décembre fut vite passé entre la fabrication des guirlandes de papiers, la décoration de la maison et la préparation du festin du réveillon. Tout le monde a mis la main à la pâte. C’est avec curiosité que nous avons suivi Tecer et Lucho toute la journée pour les observer déplumer les deux poules et le coq puis les découper, préparer la bonne soupe et cuire la viande badigeonnée d’une sauce à la tomate aillée, le tout avec une patience et une dextérité impressionnante.

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A 18H, les musiciens sont arrivés (Sacha Wawa avait, pour l’occasion, demandé à un groupe de musiciens péruviens de se greffer à la fête !). Nous avons tous pris un café vers 18H30. Tous les invités étaient arrivés : Wilson (le président de l’association) et sa fille, Patricia, les quatre musiciens et les deux sœurs de Tecer et Lucho : Luz et Cyndi. Puis, pendant que tout le monde se mettait sur son 31, Tecer a servi la soupe. A notre plus grand étonnement, pas d’apéritif, pas de table dressée, simplement des assiettes pleines de soupe et nos vieilles tasses à café ! On suit le mouvement, on commence à manger.

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Puis, les assiettes sont débarrassées et tout le monde se retire de table. Là, on se pose des questions… Finalement, Christine nous explique que le Noël se déroule ainsi : la soupe n’est seulement qu’une « mise en bouche », ensuite on trinque tous ensemble et on mange des popcorns (appelés « pop-pops » ici) le tout accompagné de musique et de danse. Ce n’est que vers minuit que le plat principal est servi, puis après quelques danses (histoire d’éliminer !) on sert la chocolatad (chocolat chaud à la cannelle et aux clous de girofle) et le paneton en guise de dessert.

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On a passé un très bon Noël. Quatre voisins nous ont rejoints vers 21H et ont passé la soirée avec nous. Nous retiendrons de cette soirée une belle leçon de simplicité et de bonheur.

Sur les routes

A peine le temps de dire au-revoir, que nous voilà déjà repartis sur les routes du Pérou en direction de Trujillo. Nous aurons beaucoup appris durant ce temps au centre Sacha Wawa sur l’histoire du Pérou, la nature, les plantes médicinales, les traditions amazoniennes, la vie en général et sur nous-mêmes.


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