Machu Picchu - Dernier Episode
Dimanche, 17 Janvier 2010 01:54 Mise à jour le Lundi, 08 Février 2010 21:30
3ème épisode (et dernier!):
Il est 12H30, nous prenons la route vers Hydroelectrica. Selon nos calculs, nous sommes sensés arriver vers 20H à Cusco… Génial, ça tombe bien, nous sommes attendus le soir même pour un concert dans un pub en centre ville!
Nos 2 heures de randonnée sur la voie ferrée se passent bien, il pleut un peu, mais bien équipés, nous enfilons notre poncho et nous respectons les 2 heures de marche. Sur le chemin, nous croisons de nombreux marcheurs qui, comme nous, ont opté pour l’option « économique » !

Arrivés à Hydroelectrica, les joues bien rafraichies par la pluie, nous attendons seulement 5 minutes l’arrivée d’un van pour nous amener à la ville la plus proche. Le tarif est honnête, la route est bonne, tout se passe à merveille ! A peine arrivés à destination, un taxi nous propose de nous emmener de suite à Santa Maria (dernière ville étape avant le long trajet de 4 heures pour Cusco). Nous acceptons, heureux de voir que l’enchainement des transports se déroule de manière synchronisée.
A Santa Maria, il est déjà 16H, nous sommes dans le minibus nous raccompagnant à la célèbre ville de Cusco… On rêve déjà d’une bonne douche, d’un bar à tapas, d’un pisco sour et d’un p’tit concert en prime ! Mais, tous ses rêves s’envoleront très vite en fumée car ce trajet fut le pire trajet depuis notre début de voyage (il en faut bien un !)… Au lieu de passer 4 heures dans le minibus, nous y passerons 20 heures ! Adieu tapas, adieu bonne douche, bonjour « ennuis » !!!
Que s’est-il passé pour que ces 300 km de route se transforment en cauchemard? Voici un résumé de nos péripéties :
17H00 : une file de voiture bloque la route vers Cusco. Daniel, notre chauffeur, descend du van pour savoir ce qui se passe. Il revient quelques minutes plus tard pour nous informer qu’une cascade parcourait la route et que le chemin était impossible d’accès. La seule solution : attendre que la pluie cesse et que le courant se calme. Nous attendrons une heure, ce fut l’occasion pour nous de faire connaissance avec les passagers du bus, de faire une pause-pipi et de jeter un œil sur cette « cascade » traversant la route. En effet, le courant est impressionnant, quelques hommes tentent en vain de construire un barrage avec des pierres afin de libérer la route.

Puis, finalement, certains chauffeurs impatients prennent leur courage à deux mains et décident de passer malgré le courant. En voyant que les 2 premiers vans passent avec succès, Daniel nous ordonne de monter dans le minibus et décide de passer à son tour. Tous les passagers sont affolés (« et si le courant nous emporte ? »), Daniel nous rassure en nous disant que c’est impossible. C’est la panique dans le bus, on ferme tous les yeux et, quelques secondes plus tard, en constatant que nous avons franchi l’eau sans déboire, ce sont les cris de joie et les embrassades à gogo qui remplacent la peur générale.
18H00 : une deuxième file de voiture bloque l’unique route vers Cusco. De nouveau le même scénario, sauf que cette fois, Daniel nous apprend qu’un éboulement de pierres s’est produit à 20 km d’ici et que la déblayeuse ne passera que le lendemain matin pour dégager la route. Conclusion : nous passerons la nuit dans le minibus… Heureusement, un petit restaurant et une boutique sont à proximité. On comble donc notre « déception » par un plat chaud, un coca et un paquet de biscuits (adieu tapas… snif !).
Nous repartirons vers 6H30 du matin, le lendemain, après une nuit de sommeil pas si mauvaise (il faut dire qu’on avait du sommeil à rattraper).
J+1, 7H00 : à peine une demie heure que nous roulons et là, incroyable mais vrai, une gigantesque file de voitures (la pire de toutes) nous bloque la route. Nous apercevons au loin un bus coincé en plein milieu d’une rivière. Une trentaine d’hommes essayent de dégager le train arrière de l’autobus. On passera 1H30 coincés à cet endroit, quelle joie lorsqu’enfin le bus est enfin dégagé de la voie !

Nous arriverons finalement sur Cusco à 12H, le lundi. Nous nous empressons de choisir une auberge et de prendre une douche… froide pour couronner le tout (il y a de quoi craquer parfois !)
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pas la route sous l'autobus dans la rivière.
Sinon ^pas de regrets à avoir, c'était un concert de Amy Winehouse, elle était
" pas en état
Bah, il faut parfois des bas pour mieux apprécier les hauts.